.* Prologue.

.* Prologue.
Alice


«  Je suis une poupée qui traverse les pays et les continents,
à la recherche de son âme perdue, parmi tant de gens.

Qui suis-je ? Je ne sais plus.
Je vis.Qu'est ce que vivre ?
Je n'ai ni famille, ni âge, ni nom, ni prénom.

Me voilà seule dans ce monde sans fin...
Je suis une simple poupée à la recherche de son histoire...
et de son passé d'humain... »





Image originale - ici

# Posté le mardi 16 juin 2009 16:21

Modifié le samedi 24 octobre 2009 15:42

.** Messages de l'auteur - Infos.

.** Messages de l'auteur - Infos.
Bienvenue ~

Nouvelles du 1er Novembre 2009 -
Bonne nouvelle tout le monde... Le prochain chapitre arrive ... très bientôt.

Nouvelles du 2 Novembre 2009 -
le Chapitre V "Sonate Sanglante" est en ligne ! Bonne lecture à tous !

Infos -
* J'accepte les amis
* Je ne rends pas les commentaires
* Je réponds aux commentaires pertinents et aux gentils commentaires quand j'en ai le temps
* Je peux prévenir à la sortie des nouveaux chapitres (Favoris/Poster un commentaire sur le dernier chapitre)




Chapitres
- I - II - III - IV - V -

Je ne demande pas de commentaires pour publier le chapitre suivant, je vous demande juste de donner votre avis et vos conseils, et par la même occasion, de me corriger s'il y a des phrases trop mal tournées. Merci !!

Ambre S.



__Bonne lecture à tous__
__Bonne lecture à tous__
__Bonne lecture à tous__

Remerciements à une précieuse amie pour la photo
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 19 octobre 2009 08:15

Modifié le mardi 03 novembre 2009 04:44

.Chapitre I : Déambulation interminable.

.Chapitre I : Déambulation interminable.
Une brise parcouru son corps et ses yeux s'ouvrirent lentement. Elle regarda tout d'abord autour d'elle, avant d'observer ses mains, puis son corps. Son regard était vide, on ne pouvait y voir ni âme ni vie, tel une poupée vide. Elle se leva mécaniquement et commença à marcher tout droit, en direction de l'avenue qui se présentait devant elle. Avec ses petits pieds nus, elle traversa la route puis posa ses yeux sur la vitre d'un magasin. Des jouets y étaient exposés, tous aussi beaux les uns que les autres : des trains, des poupées, des billes, des peluches... et quand elle regardait plus attentivement, elle voyait... quelqu'un. Ce quelqu'un, c'était elle.

Elle était petite, disons, environ un mètre. Possédant les cheveux bruns et des yeux dorés, on aurait dit un chat nocturne avec de petites joues joufflues, de petites lèvres roses et une peau plutôt blanche; blanche, mais avec des écorchures et des saletés sur sa peau. Ce n'était pas encore une peau douce, mais une peau laiteuse, celle d'un petit enfant. La petite fille pencha sa tête à gauche, puis à droite : c'était bien elle qui se reflétait dans cette vitre. S'arrêtèrent alors des passants qui commencèrent à la regarder étrangement : à cause de ses habits ? Peut-être. Elle avait une robe rose pâle assez simple, mais très sale et déchirée. Ses cheveux étaient en bataille, comme de la paille et elle n'avait pas de chaussures, ses pieds minuscules étaient à l'air. Ça pouvait aussi être à cause de ses yeux. Elle remarqua que parmi la foule, elle était la seule à avoir les yeux dorés... Était-ce normal ...?
Elle finit par quitter la devanture de la boutique pour rejoindre le court d'eau qui s'écoulait en face d'elle. Son bruit l'apaisait et lorsqu'elle s'allongea sur le versant de la colline, elle se sentit tellement bien que ses petits yeux commencèrent à se fermer. Le vent l'avait remportée dans ses rêves... ou bien dans ses cauchemars.

La fillette était dans un endroit sombre, noir. Il n'y avait rien : elle criait et son écho lui revenait à pleine voix. Elle marcha, trottina puis couru vers ces ténèbres. Elle vit alors un miroir où son reflet apparu. Elle ne savait plus qui elle était. Elle n'était plus qu'une simple personne lambda sans identité dans ce vaste monde... L'ombre commença à la dévorer : oui elle était tellement transparente... mais lorsque l'ombre s'approcha de son nombril, elle sursauta et se réveilla, toujours au bord du fleuve. Elle se sentait bien et pourtant, elle avait fait un rêve étrange. Afin de vérifier, elle regarda son reflet dans l'eau. Toujours le même. Elle remarqua alors à son cou, un pendentif, sur lequel était gravé deux initiales : A et W. Elle connaissait ces initiales ... mais non, elle ne pouvait se souvenir, non rien. Toutes ses pensées commencèrent à se mélanger puis tout commença à se brouiller... jusqu'à ce que son ventre pousse un cri de détresse. L'enfant avait faim; seulement, qu'allait-elle manger maintenant ? Abandonnée, ainsi, à son propre sort, dans ce vaste monde rempli de tout et de rien. Elle se sentait fatiguée, toutes les forces de son corps l'avait quittée. Il y avait, au bord de l'avenue, en face, des restes, peut-être allait-elle y trouver de quoi manger ? Lorsqu'elle eut traversé, elle s'aperçut que les chats avaient tout emporté; elle posa lentement sa main sur son ventre qui continuait ses bruits répétitifs. Après un soupir, elle repartit en quête de nourriture parmi l'immensité de la ville. Au bout d'une vingtaine de minutes, elle commença à avoir mal aux pieds : elle n'avait aucun soulier et elle avait maintenant une dizaine d'écorchures et ses pieds lilliputiens étaient complètement rouges. Elle aurait voulu s'asseoir ne serait-ce qu'une petite minute pour se reposer, mais la faim allait bien l'emporter. C'est à ce moment de détresse qu'elle vit un vendeur de fruits et légumes jeter des fruits qui ne pouvaient être vendus. Elle accouru vers lui; il y avait toute une barquette de fruits et légumes en tout genre : une ou deux pommes avec un côté un peu pourri mais l'autre restait comestible, de la salade, qui commençait, elle, à ressembler à une peau de vieille. Lorsqu'il la déposa par terre, la petite fille s'empara de la barquette en lui jetant un regard pathétique, cherchant toute la compassion du marchand. Celui-ci ne lui fit qu'un regard d'approbation puis fit mine de ne l'avoir pas vue. C'est à pleine bouche que le petit bou commença à dévorer sa trouvaille, assise par terre : plus rien ne l'arrêtait, mêmes les horribles bruits environnants et toutes les bousculades qui se déroulaient juste devant son nez. Elle ne mangeait que les parties encore comestibles des fruits et légumes; puis, lorsqu'elle eut apaisé son estomac, elle se leva d'un bond et son visage fit une petite grimace. Elle s'était légèrement coupée au niveau de la paume du pied droit et cela faisait un peu mal. Mais cela lui importait peu. Elle prit les fruits qu'elle pouvait encore manger avec elle puis abandonna la barquette où elle l'avait trouvée. Et on la vit courir au milieu des calèches, et au milieu d'une vraie marée de gens...

Son but ? Elle n'en avait pas. Ne sachant où aller, elle avait décidé de visiter toute la ville. Mais, malheureusement pour elle, elle ne savait pas qu'elle était actuellement dans la capitale du Royaume d'Yggs, Lowel.
Elle commença alors son exploration de la ville.
Le premier lieu qu'elle visita était le Parc Eleen, le plus grand parc de la capitale. C'était en fait un immense jardin construit en l'honneur de feu la Reine Sophie : si elle avait regardé le jardin du ciel, elle aurait pu voir des formes parfaitement symétriques. Des fleurs provenant de tous les continents avaient été plantés dans ce jardin et toute une ribambelle d'arbres fruitiers pointaient leurs nez vers le ciel. Plus d'une centaine de personnes étaient là, entrain de profiter du soleil et du ciel sans nuages. Étant petite, personne ne faisait attention à elle: elle était bousculée, se faisait renverser, et ne pouvait que tomber. Elle se relevait toujours, essuyait ses haillons et repartait comme si de rien était. Sans trop savoir où elle allait, elle prit la Grande Avenue, là où tous les chevaux passaient. Elle ne voyait plus que fumée, poussières et grains de sable. Lorsqu'elle tomba sur une foule se pressant, se serrant et se collant, elle tenta de se dégager, même si cela paraissait difficile. L'enfant voyait enfin le reflet du soleil ! Le deuxième lieu qu'elle vit alors fut la demeure secondaire de la famille royale. D'immenses grilles imposantes protégeaient ce magnifique château. Il était si beau, qu'on aurait pu penser qu'y vivre équivaudrait à être au paradis. Il semblait être assez vide et cela n'était pas si étonnant : cette demeure n'était utilisée que pour son terrain de chasse. En effet, derrière cette magnifique maison, une vaste forêt s'étendait... La petite fille ne pouvait en voir le bout. Elle continua d'observer le jardin puis les étendues d'eau. Curieuse, elle s'approcha de l'entrée principale, surveillée par des gardes. Ils ne la virent pas jusqu'à ce qu'elle sautille pour qu'ils la voient. Mais ils ne bougèrent pas, seuls leurs yeux se dirigèrent vers le bas. Déçue, l'enfant reprit sa route, cette fois vers le centre artistique de Lowel, ou plus précisément, vers le jardin des arts. Des milliers d'artistes étaient réunis dans ce jardin pour imaginer, créer et fabriquer. Toiles, sculptures, croquis... tout était là. Elle s'approcha à petits pas d'un peintre et regarda son ½uvre. Elle représentait un cygne sur l'eau : bouche bée, elle resta devant la peinture plusieurs minutes. Il y avait tellement de ressemblance entre le dessin et la réalité...! Elle continua d'observer longuement tout cet art jusqu'à ce que la plupart des artistes commencent à ranger leurs affaires. C'était déjà l'aurore : le soleil commençait à se coucher ... certains artistes restaient quand même pour peindre le coucher de soleil, du moins ce qu'ils pouvaient. La fillette suivit le mouvement et sortit du jardin pour aller... nulle part. Son « premier » jour « ici » s'était terminé... elle s'était promené, avait mangé, avait découvert beaucoup de chose, mais son ventre était de nouveau entrain de crier famine...
Elle sortit de l'une de ses poches un morceau de pomme, qu'elle croqua par petits morceaux, jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus. Elle regarda la lune et les étoiles qui commençaient à s'installer à la place du soleil. La nuit allait être douce; l'enfant décida donc d'aller dormir sous les astres luisants, près du fleuve, là où elle avait dormi quelques heures auparavant.


Image © b. boukerma - Orient Express Photographies

# Posté le mardi 16 juin 2009 19:08

Modifié le lundi 02 novembre 2009 15:58

.Chapitre II : "Clown noir".

.Chapitre II : "Clown noir".
Au petit matin, le son du ruissellement d'eau se fit plus fort, puis les oiseaux se mirent à chanter. Le soleil laissait ses quelques rayons éclairer la ville encore endormie, tandis que la lune se voilait la face. La petite fille ouvrit lentement ses yeux. Il devait être environ quatre heures du matin : il y avait donc très peu de personnes réveillées à cette heure-là et très peu de mouvements dans la ville. Elle sentit la bonne odeur des pains que les boulangers faisaient cuire, et elle se rappela alors qu'elle avait faim. Elle n'avait plus qu'un petit morceau de fruit qu'elle mangea en vitesse. Cela apaisa son estomac mais ce n'était guère suffisant. Elle se mit alors en quête pour trouver quelque chose à se mettre sous la dent. Elle traversa plusieurs rues et avenues. Il n'y avait pas grand chose. Quand elle sentit à nouveau l'odeur du pain chaud, elle suivit l'odeur, pour arriver devant la boulangerie. Tout lui donnait envie, mais seulement, elle n'avait rien pour payer. Elle se contenta de manger avec ses yeux, ces jolis pains, croissants et autres viennoiseries. La fillette entendit son ventre gargouiller. Ses petits pieds sales la mena au marché, à l'est de la ville, qui commençait à s'installer, il était six heures. Elle attendit quelques minutes, puis quelques heures, sur les marches d'un escalier, proche de la petite foire. Elle vit ainsi une multitude de personnes, toutes différentes les unes des autres. Il était environ neuf heures : sa faim redoublait d'intensité. Non, elle n'avait plus de choix, elle ne pouvait pas attendre que les marchands jettent les fruits et les légumes qu'ils n'avaient pas vendu. Elle se leva, puis se mêla à la foule : elle se retrouva noyée au milieu d'un océan de personnes. Au bout de quelques minutes, elle réussit à se frayer un passage pour s'approcher d'un étal de fruits. La fillette était à peine plus grande que cette table démontable. De ce fait, il était assez difficile de la voir, surtout quand il y a une montagne de fruits et légumes sur celle-ci. Elle posa discrètement sa petite main droite sur l'étalage pour y dérober deux ou trois fruits. Rapidement, elle avait réussi à obtenir deux pommes et deux pommes de terre. N'ayant plus de mains pour tenir tout cela, elle commença à sortir de la foule; cependant, elle se cogna contre quelqu'un. Lorsqu'elle leva la tête pour observer la personne, elle vit que c'était une sorte de clown. Il était grand, avec un chapeau haut de forme noir avec un ruban rouge. L'ensemble de son visage était blanc, tellement blanc que la petite fille pensa que ce n'était que du maquillage. Autour de ses yeux, un épais contour noir accentuant la couleur pâle de ses yeux. Sous son ½il gauche, une sorte de goutte dessinée en noir, lui donnait un côté un peu triste. Dans ses mains, il tenait un petit accordéon noir décoré d'une couleur rouge. Pour un clown, il semblait bien morose. Il était ainsi habillé tout en noir, avec quelques touches de rouge par-ci par-là. Lorsqu'elle le vit, une impression étrange commença à envahir son corps, elle sentit une sorte de malaise, un étrange malaise. C'était effectivement un étrange personnage qui se tenait là... Il se baissa pour regarder la petite fille plus attentivement.
« Hm ? Qu'est-ce qu'il y a ?
- ...
- On ne s'est pas déjà rencontrés petite demoiselle ?, lui demanda l'homme, en se rapprochant du visage de la fillette.
- ... je... ne pense pas.
- Hmm... Je suis pourtant sûr. »
Il porta alors son regard sur les fruits et légumes que la petite fille tenait dans ses mains.
« Auriez-vous dérobé ça à l'insu des marchands ? » murmura t-il à l'oreille de la petite fille.
Ses petites joues se gonflèrent alors et devinrent rouges, de honte. Oui, elle avait faim, elle n'avait aucun autre choix. Elle ramassa les fruits tout en regardant l'homme dans les yeux; ses pieds reculèrent machinalement, puis elle se mit à courir au milieu de la foule. L'homme, étonné, baissa son chapeau et se remit à faire de l'accordéon; mais si on faisait plus attention, on pouvait voir sur son visage un sourire, non pas celui d'un clown, mais un sourire inquiétant.

Essoufflée, la petite fille avait parcouru quelques mètres et avait maintenant quitté le marché. Etrangement, elle n'avait plus cette impression étrange. Cet homme avait apporté un peu plus de confusion dans l'esprit de la fillette. Il fallait dire que ne se souvenir de rien était troublant pour elle : lorsqu'elle voyait des enfants accompagnés de parents, elle semblait nostalgique mais aussi envieuse... Elle ne comprit pas la réaction qu'elle avait eu face à cet homme, comme si son corps se souvenait à la place de son esprit. Le seul regard de cet homme chamboula tout son esprit : les battements de son corps s'étaient accélérés comme si un danger s'approchait. Mais heureusement, elle allait mieux. Elle décida alors d'arrêter de se poser des questions, et de déjà manger un morceau, car son ventre n'allait plus tenir très longtemps. L'enfant se trouva un lieu calme pour croquer ses pommes. Pour ce qui était des pommes de terre, il fallait trouver du feu. Elle pensa alors qu'elle les fera griller plus tard, avec quelques flammes. Il était maintenant midi passé.
Titubant lentement dans les rues de la ville, la petite fille commençait à avoir chaud. Le soleil était alors à son zénith, et la petite commençait à suer, des gouttes de sueur s'écoulait de son front. Tout à coup, ses yeux commencèrent à se brouiller, puisqu'elle vit d'abord des vagues de chaleur, puis double, puis un trou noir; chaque pas qu'elle faisait était une épreuve de plus de réussie. Non, elle ne devait pas s'endormir là, non, surtout pas. Et pourtant, après une dizaine de mètres ainsi, elle s'écroula au milieu d'une place, tel un oisillon qui, par mégarde, tombe de son nid.

Encore au milieu d'un endroit sombre. La petite fille connaissait cet endroit, elle est déjà venue plusieurs fois à cet endroit. Seulement, cette fois-ci, il faisait un peu moins sombre. Il y avait un escalier... sur lequel était assis un clown, le même qu'elle avait vu au marché. Il lui souriait d'un air étrange, un sourire plus inquiétant qu'autre chose. Ses lèvres se murent lentement, mais aucun son ne sortait de sa bouche. Le corps de la fillette tremblait, elle ne pouvait plus contrôler ce frémissement. La petite demoiselle avait les yeux écarquillés, comme si elle était choquée, bouleversée. Elle eut alors envie de crier, fort, oui très fort. Elle ferma les yeux et cria, aussi fort qu'elle le pu.

Un cri strident se propagea dans la demeure. Une femme accouru pour voir ce qu'il se passait, elle vit alors la petite fille, dans le lit et dans un linge propre, réveillée, les yeux toujours écarquillés, comme si elle avait vu une chose horrible et qui gardait la bouche ouverte. Des gouttes de sueur ne cessaient de perler du haut de son front et son visage était pâle, oui très pâle, tel un vampire.



Commentaire : Le prochain chapitre mettra un peu de temps à arriver! Et oui, je pars au Vietnam très prochainement donc j'ai pris un cahier pour écrire les chapitres suivants ^^" J'essaierai de mettre à jour dès que j'aurai fini le prochain chapitre, et le plus vite possible après la fin de l'écriture du chapitre !!!

Bonnes vacances à tous

Edit du 19.07.09 (Heure du Vietnam) : désolée pour tous ceux qui attendent une suite, je devrais la mettre en ligne mi aout parce que le Vietnam ne me permet pas d'avoir une seule minute pour l'ordi... et puis lorsque je vais rentrer je vais travailler deux semaines donc je verrais !!! Merci pour les conseils et les encouragements, ca me fait très plaisir, je répondrai plus tard aux commentaires, promis !

Image originale - ici

# Posté le vendredi 26 juin 2009 17:23

Modifié le samedi 24 octobre 2009 15:44

.Chapitre III : "Commencement".

.Chapitre III : "Commencement".
Tétanisée par la peur, la petite fille n'avait plus fermé l'½il depuis plusieurs jours, à un tel point qu'on pouvait discerner, autour de ses yeux, des cernes noires, oui très noires, malgré sa pâleur. Elle restait toujours dans ce lit, à côté duquel était déposé une assiette avec un peu de nourriture. Elle n'y avait pas touché, et ce, depuis qu'elle était arrivé dans cette demeure. La chambre où on l'avait couchée était grande. De grands murs blancs, avec une frise de couleur beige avec quelques fleurs dessinées dessus, entouraient la pièce. Au plafond, un chandelier, avec quatre bougeoirs, qui semblait assez ancien, vu son style. La fillette était allongée sur le lit, proche des fenêtres. A sa droite, une table de nuit, et à sa gauche, une table, sûrement installée là occasionnellement pour y poser de la nourriture. En face d'elle, un bureau, très simple : une lampe, des livres... Rien de bien exceptionnel. En revanche, ce qui l'était dans cette pièce, c'était une toile accrochée au mur. Elle était noire, oui c'est ce qu'elle voyait, une toile totalement remplie de ténèbres. Ne supportant pas cette toile, elle évitait de poser son regard dessus.
Son corps était devenu faible, l'enfant sentait qu'elle n'allait plus tenir longtemps... ce qui arriva en effet. Ses yeux se fermèrent lentement, et sa tête tomba sur son oreiller...

« ...ce...lice... »
Un visage inconnu... qui était-ce ? Elle ne savait pas. Puis quelques minutes après, elle se frotta les yeux et s'en souvint ! Mais oui, c'est ... Il murmurait quelque chose, et elle le suivit. Le soleil commençait à se coucher, un magnifique crépuscule, qu'ils admirèrent tous les deux sous un énorme arbre d'une centaine d'années. Elle se sentait si bien là... oui. Les doux rayons du soleil qui passaient à travers l'arbre apaisaient toute son âme...
« Alice... » La fillette se tourna vers lui et lui sourit. Était-ce donc là son prénom ? Qui était-ce ? Pourquoi ne se souvenait pas totalement de son visage ?
Elle sentit alors un vent froid qui parcouru son corps, une sensation de malaise de propagea dans son esprit. Une ombre vint effacer ce souvenir, une personne, non. Un homme, vêtu de noir, le clown... le clown, oui c'était lui, la petite fille se mit alors à courir, oui aussi vite qu'elle le put.
Elle se releva alors, en sueur. Sa respiration se faisait de plus en plus forte et son c½ur battait fort, oui, tellement fort qu'elle croyait qu'il allait sortir de sa poitrine. Son corps se mit alors à devenir de plus en plus chaud, jusqu'à ce que le rêve s'évanouit.

L'enfant était toujours dans son lit. Elle se leva et regarda par la fenêtre. Le deuxième étage... Instinctivement, elle ouvrit la fenêtre et grimpa sur le bord de celle-ci, puis sauta. Elle ne portait qu'une simple robe de nuit, mais cela ne faisait rien. Elle venait d'atterrir dans un jardin, un magnifique jardin rempli de roses rouges. Pourtant, l'odeur donnait la nausée à notre protagoniste. La douce senteur pénétrait son corps doucement, et celui-ci devenait peu à peu encore plus pâle. Elle se boucha rapidement le nez en regardant ces fleurs avec dégoût. La fillette tenta de trouver une sortie... c'est alors qu'elle vit une porte. Ne réfléchissant pas, elle fonça droit dessus. Lorsque sa main fut sur la poignée, elle sentit qu'il y avait quelqu'un d'autre de l'autre côté. Machinalement, elle se recula rapidement; c'était un jeune garçon aux cheveux blancs, aussi blancs que la neige, tout comme sa peau. Ses yeux bleus reflétaient le ciel, tandis que ses lèvres minces étaient d'une couleur rose; pourtant, malgré cette beauté, il donnait une impression de tristesse et de solitude. Frappée par cette beauté, l'enfant recula et sentit alors que son pied l'avait trahie... elle allait tomber. Heureusement pour elle, le garçon la rattrapa et lui fit un sourire qui illumina tout son visage. Tout à coup, elle pensa à ce qu'elle faisait précédemment : elle cherchait une sortie. Elle poussa le jeune homme pour passer par cette porte et s'enfonça dans un couloir, dans un bâtiment, dans une maison dont elle ne connaissait rien.
Lorsqu'elle arriva au fond du couloir, elle vit une vieille porte en bois avec des décorations en fer. Rapidement, elle l'ouvrit et tomba sur un grand balcon sur lequel on avait accroché des dizaines d'hortensias. Sur un banc, au milieu du balcon, était assise une jeune femme: elle était penchée sur un bouquin qui semblait assez ancien, jusqu'à ce qu'une enfant débarqua en furie sur le balcon. Elle possédait de longs cheveux blonds, très bouclés à la pointe, un joli visage avec des yeux vert-bleu et une peau rosée. Son regard apaisa un peu l'enfant, elle semblait douce et gentille.
« Tu... » A peine avait-elle eu le temps de dire un mot que son interlocuteur avait reprit la porte par où elle était passée pour rentrer.

Dans ce long couloir, il y avait plusieurs autres portes sur le côté. Elle passa une fois encore en courant par ce chemin, croisant une jeune femme aux cheveux noirs et courts et un jeune homme avec des cheveux blonds mi-longs. Elle ne fit pas trop attention à eux : elle pénétra dans une chambre qui était à l'autre bout du couloir. Sa respiration se faisait de plus en plus forte et des gouttes de sueur perlaient de son corps. Elle venait d'arriver... dans une salle, où une jeune femme était entrain de mettre des fleurs dans un vase. Lorsque leurs regards se rencontrèrent, la jeune femme lui sourit, tandis que l'enfant lui lança un regard hostile. Où était-elle ? Pourquoi ? Et surtout, comment ?

« Bonjour jeune demoiselle, tu t'es bien reposée ?. » demanda t-elle doucement.
Sur ces mots, la fillette s'empara des ciseaux dont se servait la jeune femme pour couper les fleurs qui étaient sur une table, sans vraiment s'en rendre compte. Comme si c'était automatique, comme si un mécanisme s'était activé en elle. Elle continuait à froncer ses sourcils, à un tel point qu'on aurait dit un animal féroce... L'arme pointée était toujours pointée vers la jeune femme. Pourtant, celle-ci resta immobile, telle une statue; elle se leva et prit le couteau par la lame et le reprit immédiatement des mains de l'enfant.
« Je ne te veux pas de mal. Je t'ai recueillie il y a quelques jours alors que tu étais évanouie non loin de cet endroit... » La voix de cette femme était calme, sereine, et surtout douce. Au contraire, la voix de l'enfant se changea soudainement, sa voix se mit à être légèrement plus grave, une voix plus adulte:
« F... pa... Xaph..n? » murmura t-elle. Sur le coup, elle reprit ses esprits et ses yeux paraissaient choqués. Que s'était-il passé ? Cette voix... et ce trou noir ?
La femme ne disait rien, elle restait dubitative face à ce qu'elle venait d'entendre. Qui était cette enfant ? Que s'était-il passé ?
« Tu vas bien ?
- Oui... oui... je, je vais... bien. »
Décidant de faire mine de n'avoir rien entendu et vu, elle ré-entama la conversation.
« Comment t'appelles-tu ? Questionna la jeune femme, gentiment.
- ... présentez-vous d'abord, rétorqua l'enfant, sèchement. »
La femme fut un peu surprise, de voir autant de méfiance chez une petite fille qui semblait tellement sage et gentille.
« Eh bien... mon nom est Chris Warlen. Tu es dans dans l'orphelinat Cleinton, dont je suis la directrice, situé à l'est de la ville. Ici tout le monde m'appelle Chris.
- Je crois que mon prénom est A..lice.
- As-tu des parents ? De la famille ?
- Pa-rents...? Famille ? »
Ces mots évoquaient quelque chose à Alice. Une lueur apparu dans ses yeux. Quel était ce sentiment qui compressait sa poitrine ? De toute façon, elle ne savait pas exactement ce que c'était, donc évidemment, elle n'en avait pas.
«  Non. Je n'en ai pas, rétorqua la fillette.
- Tu ne sais rien d'autre sur toi ? Demanda Chris, étonnée.
- Rien, répondit Alice, froidement.
- Bien, tu vas rester ici quelques jours et je te renverrai chez toi.
- Chez moi ? Je n'ai pas d'endroit où aller...
- Je vois... Nous pouvons te trouver une chambre ici si tu le souhaites, je te laisse réfléchir. » déclara Chris. Sur ces mots, elle quitta la pièce.
C'était une jolie jeune femme. De jolis cheveux roux foncés glissaient le long de son dos et le contraste rendait sa peau blanche encore plus éclatante. Ses yeux émeraude brillaient tel des pierres précieuses et attirait toujours ses interlocuteurs. Elle était mince et son corps était plutôt musclée pour une directrice d'orphelinat. Alice trouvait qu'elle ne ressemblait pas à cela du tout, surtout à cause de son âge; en plus son corps semblait léger, plutôt agile aurait-elle dit... mais seulement, comment avait-elle déduit cela ? Elle ne sait pas. C'était si naturel de penser comme cela pour elle.

Elle serra sa main et la rouvrit pour regarder le creux de sa main, toujours troublée. Qui était-elle ? A quoi correspondait ces rêves, et ce moment où elle eut une absence, comme si quelqu'un avait prit le contrôle de son corps ? Non ce n'était pas ça... elle avait peut-être tout simplement rêvé. Après tout, Chris ne lui avait rien dit après ça... Oui, c'était juste un petit rêve éveillé. Elle quitta la pièce en fermant la porte et décida de revenir dans la chambre où elle était précédemment pour retourner se reposer et réfléchir sur les évènements qui venaient de se passer.

Encore un nouveau mystère pour Alice, mais ce n'est que le commencement...



Commentaire : Coucou tout le monde ! Je sais vous l'avez attendu ce chapitre. Je m'excuse du retard. Les vacances et mon job d'été ne m'ont pas laissée une seule minute de répit ! Bref, comme toujours, j'attends les commentaires et les critiques (expressions, phrases mal tournées, orthographe, répétitions etc.) ! J'espère que ce chapitre vous plaira ... Ceux qui souhaitent être avertis pour le prochain chapitre, indiquez le dans les commentaires (sauf pour ceux qui m'ont mis en favori qui sont évidemment prévenus) ! (oui je lis les commentaires !! et j'essaye d'y répondre par la même occasion )
Bref à bientôt (prochain chapitre !) Je ne sais pas quand il arrivera, ça dépendra de mon rythme d'écriture !

Bonnes fin de vacances à vous !

Image © ~gnato-stock - DeviantArt

# Posté le lundi 17 août 2009 20:07

Modifié le samedi 24 octobre 2009 15:44